04/08/2020



l'esprit fonctionne par vagues. La conscience donne un sens à posteriori.
Une sieste, un songe, une envie.
Un cauchemar, un verre d'eau, engendrer ses propres illusions.







?/07/2020



Il semble que la plus grande arnaque est été de rajouter une couche de réel sur la vie elle-mê me.
Que la recherche de sens, d'ê tre en phase avec soi, donc le courage, se fasse dépasser par la société, c'est à dire être sérieux.
Ne vivons pas nos rê ves, soyons sérieux. Détruisons notre santé au nom de pseudos morales comme le travail en acceptant la soumission, la participation à un systeme inique sans aucun autre objectif que l'habitude.

Cela semble la définition de la lacheté meme. accepter de ne pas être soi, délaisser son propre manifeste au profit d'un commun vraisemblablement immoral.







27/04/2020

L'unique à l'air du verseau.

Stirner et les réseaux sociaux
Pour Leszek Kołakowski, Stirner, auprès duquel « Nietzsche lui-même paraît faible et inconséquent » , est certes irréfutable, mais il faut à tout prix le frapper d'anathème, parce qu'il détruit « le seul outil qui nous permette de faire notres des valeurs: la tradition ». La « destruction de l'aliénation » à laquelle il aspire, « le retour à l'authenticité, ne signifierait pas autre chose que la destruction de la culture, le retour à l'animalité... à un statut pré-humain ». Est-ce encore vrai dans notre ère post-industrielle ?







19/04/2020

V pour « Vivre libre ou mourir ? » (article à destination de l'abécédaire de Verity Magazine, censuré)


Mon esprit étant sur le point d’exploser de frustration sur les murs de ma chambre, ce confinement est peut-être l’occasion de réfléchir aux différentes conceptions de la vie qui s’exposent autour de nous. Malgré les exhortations incessantes à RESTER CHEZ SOI !... et la compréhension tangible que le désir de liberté n’est en circonstances qu’une attitude d’ABRUTI petit bourgeois… Mon détecteur d’arnaque intellectuelle ne veut pas cesser de résonner…
Nous comprenons qu’il faut réduire la vie à son nécessaire. Mais quel nécessaire ?
Ce document imprimé par dizaines dans mes poches, avec toujours une adresse de moins d’1km semble m’apporter la réponse. L’état a dressé pour nous nos priorités, appelons ça la pyramide de Macron. Un ordre de priorités bien précis qui n’est pas anodin :

TRAVAILLER
CONSOMMER
SE SOIGNER
LA FAMILLE
EXERCICE PHYSIQUE (avec modération)


On dirait ma pyramide à l’envers et la tête coupée, c’est à en douter de son propre équilibre… Donc vivre, c’est ne pas mourir, et être productif ET consommatif. « Ce n’est pas des vacances !» Entend-on comme un mantra. Il faut croire que certains attendent leurs vacances pour vivre, sans doute ne les prennent-ils qu’une fois sur deux de peur d’une overdose de vie ! Si vous n’avez ni travail, ni argent, n’êtes pas malade et êtes seul, il vous reste le sport (à Paris de 19h à 20h seulement, et pas sur les quais de Seine ! Ni dans les parcs pardi !).

Et pour qui le faisons-nous ? Des vies statistiques, celle de millions de résidents d’Ephad interdits de sorties, de visites, et shootés aux benzodiazépines pour ne pas faire de vagues… C’est cette vie ? Qu’on ne protège d’aucune façon, celle qui est oubliée tout le reste de l’année, on nous dit la préserver ? Où est la vie dans ces mouroirs ?…. Pour les soignants nous dit-on ? « Ne soyez pas malade, ça embête les soignants ! » C’est aussi absurde que: « si nous ne sommes pas malades, ils n’auront plus de travail. » On empêche l’entraide, tous les comportements proactifs, construire des masques, des respirateurs. Il est interdit de ne pas rester passifs face aux problèmes. Ces problèmes que finalement on ne connait pas. Car on nous entretient dans l’ignorance, bombardés de faits contradictoires. « Vous allez tous mourir, mais il faut travailler car ce n’est pas si dangereux. Si on connaissait la population infectée, le taux de mortalité baisserait mécaniquement, mais on ne teste personne car c’est inutile, et d’ailleurs peut être que tout le monde est déjà infecté. » Conclusion : restez chez vous ! J’ai vu sur Facebook un groupe qui militait pour empêcher le déconfinement.
Y aurait-on cru il y 4 mois ? Qu’on s’élèverait nous même pour demander la suppression de nos libertés individuelles ?
Quitte à ce que la crise impose le totalitarisme, faites-le avec panache, fermons les supermarchés, interdisez toutes sorties,
rationnez les gens chez eux avec des nouilles chinoises livrées au canon par des camions poubelles qui désinfecteraient les rues
en diffusant des binaural beats pour nous maintenir dans un état intellectuel optimal ! Une sorte de dictature mystique qui imposerait
8 heures de méditation par jour. Cette dictature molle m’est insupportable, toute en demi liberté, mais ne pas s’y plier c’est la prison…
Pour une fois qu’il se passait quelque chose… Le monde entier vacille sur ses bases, mais nos quotidiens sont figés dans le commun.


Tout est complétement contraire au désir de vivre. Etre confronté à la mort stimulerait la pulsion de vies, mais nous ne voyons que le néant, nos
politiques sont le néant.. Le néant établi en doctrine… Ce doit être cela la fin de l’histoire…

J’étais d’abord, aux prises à ce grand ennui, à regretter de n’avoir pas fui dans un pays épargné par les contrôles policiers. Mais finalement, j’aurais regretté
de n’avoir pas vécu cet évènement ! Car il se passe quelque chose ! Ceux qui comme moi ont la chance de ne pas télétravailler le vivent aussi : enfin se retrouver
face à soi-même sans échappatoire. Le fait de ne plus être exposé aux distractions joviales de l’existence, à la beauté omniprésente, au bonheur simple du contact
de ses amis.

Nous ne pouvons plus reporter à plus tard la prise de conscience frontale du vide de nos trains-trains. Une sorte de retraite forcée imposée par l’état contre
laquelle même Netflix n’a pas assez de contenu à opposer ! Pour se rendre compte qu’en fait, ce dont on est privé est tout ce qui compte.
Et j’espère que comme moi à la sortie de cette retraite, votre vitalité débordera dans les rues, les cafés et les parcs, peut-être même dans les Ephad.
Et que, malgré les exhortations des ministres et leurs sbires, vous n’utiliserais pas cette énergie vitale pour relancer l’économie mais plutôt, retourner
la pyramide de Macron.







19/04/2020
B pour Bravoure, (article à destination de l'abécédaire de Verity Magazine, censuré)



Quelle époque étrange ! On nous dit qu’être braves, c’est avoir peur… Rester chez soi par peur du virus, de la mort
qui rode… peur de l’autre qui le transmet… Et braver la mort alors ? c’est être irresponsable… J’ai lu dans la presse
que les Français rompaient le confinement car ils n’avaient plus peur… Sont-ils trop braves ou trop bêtes ?

Nous sommes en guerre… La guerre c’est l’aboutissement de la bêtise. C’est le moment où le courage se confond avec patriotisme
, où douter est trahison, où seule l’émulsion malsaine de la haine commune nous fait oublier la peur qui nous prend aux tripes…
Nous sommes en guerre…En tant de guerre, les lâches se tiennent les yeux bandés contre un mur pour avoir dit non… Les braves visent
le cœur de leurs camarades… Nous sommes en guerre… En 44, les braves s’opposaient seul contre tous à la barbarie… Nous sommes en guerre…
En 45, les braves étaient là à tondre les salopes à boches sur la place du village en beuglant avec la meute.

Elle est belle la vocation guerrière du président Macron, ses éloges à Pétain ne sont peut-être pas sans raisons. L’oppression a
toujours de bonnes excuses, que ce soit la nation, la dictature du prolétariat, la dette ou le soutien au soignants. Je ne suis pas
en guerre. Je ne suis pas fier de présenter mon laissez passer. Je ne dénoncerais pas mes voisins parce qu’ils font un barbecue. Je ne
dirais pas « bien fait pour lui » au récidiviste tué dans par la police après le couvre-feu. Je ne suis pas brave.







14/04/2020
l'émergence de la pensée...



Le miracle de la vie s'accompagne d'un codage à plusieurs niveaux. Le génétique ne peux s'appliquer que dans le monde du biologique (comme un logiciel sur un hardware)
mais la biologie n'est possible que dans un cadre chimique propice à la vie que nous fournit la terre possible uniquement dans le cadre des règles de notre monde physique
au plus bas niveau.
Ceci est vrai à un moment donné mais ne peut exister que dans un continuum précis... Dans une chaine évolutive du vivant de 3.5 milliard d'années dans l'exemple de la
vie sur terre qui ne doit pas être interrompue.
L'émergence de la pensée (pourquoi pas la conscience parce qu'elle est déja présente chez les animaux comme simplement l'expressions du sentiment d'être vivant)
dépend donc d'un processus qui semble logique, qui semble prendre une direction qui n'est pas aléatoire...






25/11/2019
Les flics...

Il est des personnes fondalementalement normales qu'on pourrait appeler "les flics". Mais partout sont des originaux qui serrent les dents, attendent de rentrer chez eux pour, autour d'un joint, échanger sur l'abusdité et la fatalité du monde. Ceux ci sont peu représentés, car il faut une force hors du commun pour s'élever contre la banalité à la seul force de son individualisme au grand jour. Mais ceux-ci existent également, difficiles à trouver, mais saillants pour l'oeil entrainé. Ils s'élèvent parfois plein d'espoir, et retombent souvent brisés. Sinon, ils instorent leurs milieux propres, leurs communautés. Ceux qui ne font pas de compromis finissent fous ou cloués sur une croix. Fréquenter les bas-fonds de la société nous apprend que les flics ne sont pas du tout majoritaires, c'est plutôt un entre-deux flottant qui aspire à être convaincu, il ne sont pas terrifiés de mourrir pour le changement, ni pour une idée, sauf si l'embrigadement devient extrême. (mais celui-ci s'efface rapidement une fois les conditions initiales relachées). Ceux-ci sont ouverts à la folie et au délire, sans doute pas initiateurs mais amusés par l'entrain comme ils écoutent curieux les aventures des autres.
Et je suis presque certain qu'ils préfereront toujours la liberté à la domination, l'exploitation et la souffrance. Les régimes totallitaires ont toujours besoin des flics, sans contre exemples. Toute machine de terreur repose que sur une petite minorité de pervers, de craintifs bien placés et une majorité flottante. Un politicien ne peut être qu'un flic s'il accepte les rouages du pouvoir. De gauche comme de droite, celui qui prétend vouloir gérer la société ne peut être l'ami de la liberté.